LE CANCER DU SEIN
Le cancer du sein est toujours le type de cancer le plus diagnostiqué chez les Canadiennes. Le cancer du sein est toujours le type de cancer le plus diagnostiqué chez les Canadiennes, avec plus de 23 200 nouveaux cas en 2010, ce qui représente presque deux fois plus que pour le cancer du poumon. Le cancer du sein est la première cause de mortalité chez les femmes, et l’on estime à 5 400 le nombre de vies qui seront perdues en 2010 des suites au cancer du sein.
Signes et symptômes :
Si vous détectez l’un des signes ou symptômes suivants, il vous faut consulter votre médecin le plus rapidement possible :
- Une grosseur dans le sein ou sous votre bras.
- Un mamelon inversé.
- Durcissement et rougeur de la peau autour du mamelon, ou surface irrégulière du mamelon.
- Secrétions ou saignements du mamelon.
- Changement de la forme ou de la taille de la poitrine.
- Changement de la peau sur la poitrine.
- Changement de température de la peau située au niveau de la poitrine.
Dépistage :
Tous les experts s’entendent pour dire qu’une détection précoce augmente fortement les chances de survie. Utilisez les directives suivantes pour développer un programme de dépistage fait pour vous :
- Mammographie (elle est recommandée une fois tous les deux ans pour les femmes âgées entre 50 et 69 ans).
- Examen clinique (il est recommandé une fois tous les deux ans pour les femmes âgées de 40 ans et plus).
- Auto-examen
Les antécédents familiaux jouent également un rôle important dans le processus diagnostique du cancer du sein. Si l’un des membres de votre famille proche a souffert d’un cancer du sein avant la ménopause, assurez-vous d’en alerter immédiatement votre médecin. Il / Elle pourra ajuster votre programme de dépistage en conséquence.
Facteurs de risques :
Le cancer du sein ne survient pas à cause de l’un de ces éléments. Il existe cependant plusieurs facteurs de risques qui semblent augmenter les chances de le développer :
- Antécédent familial de cancer du sein ou de cancer des ovaires.
- Menstruations précoces.
- Ménopause tardive.
- Traitement hormonal pendant plus de cinq ans.
- Ne jamais avoir eu d’enfant.
- Naissance d’un premier enfant à plus de 30 ans.
- Densité du tissu mammaire.
- Un nombre croissant de cellules non-cancéreuses dans la poitrine.
- Radiothérapie au niveau de la poitrine avant l’âge de 30 ans.
- Être âgé(e) de 50 ans et plus.
- L’obésité, la consommation excessive d’alcool et la prise de contraceptifs oraux peuvent également légèrement accroître les risques.
Traitement :
Les soins et le traitement du cancer du sein sont aujourd’hui tellement personnalisés que l’on est désormais capable de mettre au point un programme de traitement sur mesure et adapté aux besoins de chaque patient. Le traitement du cancer du sein comprend notamment :
- L’ablation de la tumeur cancéreuse en conservant la majorité du sein.
- Une mastectomie : l’ablation complète du sein et parfois même des ganglions lymphatiques.
- La radiothérapie est utilisée pour différents stages du cancer du sein, notamment après l’ablation de la tumeur cancéreuse.
- Une thérapie biologique afin d’aider le système immunitaire à combattre le cancer.
- L'Herceptin est un anticorps utilisé afin de prévenir l’excroissance épidermique dans la poitrine due à un gène déficient baptisé HER2.
Les dernières recherches :
La Société canadienne du cancer finance des études de recherches dont le but est notamment d’évaluer l’information disponible pour les patients à propos des thérapies complémentaires et de l’utilisation de l’IRM pour détecter la propagation du cancer, recherchant ainsi une combinaison de traitements et médicaments anticancéreux qui activeront les gènes qui à leur tour empêcheront le cancer de se propager dans le corps. De nouvelles recherches aux États-Unis ont mis à jour un groupe de médicaments appelés les inhibiteurs de PARP qui pourront intervenir lors de la reproduction de cellules cancéreuses.
LE CANCER DES OVAIRES
On estime à 2 600 le nombre de nouveaux cas de cancers des ovaires diagnostiqués chez les Canadiennes cette année, et 1 750 le nombre de décès des suites de cette maladie.
Signes et symptômes :
Si vous détectez l’un des signes ou symptômes suivants, il vous faut consulter votre médecin le plus rapidement possible :
- Maux chroniques et / ou sporadiques au niveau abdominal, qu’il s’agisse de douleurs abdominales basses, de pressions pelviennes, de ballonnements ou de gonflements.
- Changements intestinaux, sensation que les intestins ne se vident pas, sensation de satiété même après un repas très léger.
- Indigestion, flatulences, maux d’estomac, nausées.
- Fatigue, douleurs dans le bas du dos, jambes lourdes.
- Besoin d’uriner fréquent et urgent.
- Saignements vaginaux anormaux, troubles menstruels, douleurs durant les rapports sexuels.
Dépistage :
Il n’existe actuellement pas de méthode efficace pour dépister le cancer des ovaires. Des études sont menées pour étudier l’efficacité des écographies transvaginales en tant que méthode de dépistage, mais ont jusqu'à présent abouti à de nombreux faux diagnostiques, provoquant ainsi une opération chirurgicale inutile.
Facteurs de risques:
Le cancer des ovaires ne survient pas à cause de l’un de ces éléments. Il existe cependant plusieurs facteurs de risques qui semblent augmenter les chances de le développer :
- Antécédent personnel ou familial de cancer des ovaires, du sein, du côlon, de l’utérus ou du pancréas.
- Traitements hormonaux (tout particulièrement les traitements à base d’œstrogène).
- Être âgée de 50 ans et plus.
- N’avoir jamais eu d’enfant.
- Il existe d’autres facteurs de risques en cours d’étude, y compris l’utilisation de médicaments contre la stérilité, certains types de régimes, l’utilisation de tabac, l’utilisation de talc sur les organes génitaux, ainsi que de menstruations précoces suivies d’une ménopause tardive.
Traitement :
Les soins et le traitement du cancer des ovaires sont aujourd’hui tellement personnalisés que l’on est désormais capable de mettre au point un programme de traitement sur mesure et adapté aux besoins de chaque patient. Le traitement du cancer des ovaires comprend notamment :
- Intervention chirurgicale (y compris l’ablation des ovaires, de la trompe de Fallope ou de l’utérus)
- Chimiothérapie
- Radiothérapie
Les dernières recherches :
De nouveaux médicaments devraient voir le jour à la suite des recherches menées sur les gènes responsable du cancer des ovaires de type héréditaire. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, la recherche a permis de découvrir de nouvelles méthodes plus efficaces de dépistage, notamment le Cancer Antigène 125 (CA-125) et l’examen pelvien. Des études suggèrent que la consommation importante de produits laitiers puisse augmenter les risque de développer un cancer des ovaires, mais cette annonce nécessite de plus profondes recherches.
LE CANCER DU COL DE L'UTÉRUS
On estime à 1 300 le nombre de nouveaux cas de cancers du col de l’utérus diagnostiqués chez les Canadiennes cette année, et à 380 le nombre de décès survenus des suites de cette maladie.
Signes et symptômes :
Si vous détectez l’un des signes ou symptômes suivants, il vous faut consulter votre médecin le plus rapidement possible :
- Saignements vaginaux anormaux, saignements hors période de règles ou après un rapport sexuel.
- Douleurs lors des rapports sexuels.
- Règles plus longues et importantes, saignements après la ménopause, ou secrétions vaginales anormales.
- Douleurs dans le bas du dos ou douleurs pelviennes.
Dépistage :
Toute femme ayant une vie sexuelle active doit procéder à un examen gynécologique au moins une fois tous les trois ans. Des tests d’ADN sur les papillomavirus humains s’avèrent plus exacts et précis chez les femmes âgées de plus de 30 ans ; cependant, ces types de tests ne sont pas encore disponibles dans toutes les provinces, et ne font pas partie des procédés de dépistage. Ils sont utilisés en complément et non remplacement d’un frottis traditionnel.
Facteurs de risques:
Le cancer du col de l’utérus ne survient pas à cause de l’un de ces éléments. Il existe cependant plusieurs facteurs de risques qui semblent augmenter les chances de le développer :
- Infection du col de l’utérus avec des papillomavirus humains.
- Activité sexuelle précoce.
- De multiples partenaires sexuels ou des rapports sexuels avec un partenaire ayant eu de multiples partenaires.
- Le tabac.
- Un système immunitaire faible.
- L’utilisation prolongée de contraceptifs oraux.
- Donner naissance à plusieurs enfants.
- L’utilisation de diéthylstilbestrol ou si votre mère en a précédemment utilisé.
Traitement :
Les soins et le traitement du cancer des ovaires sont aujourd’hui tellement personnalisés que l’on est désormais capable de mettre au point un programme de traitement sur mesure et adapté aux besoins de chaque patient. Le traitement du cancer des ovaires comprend notamment :
- Intervention chirurgicale.
- Radiothérapie.
- Chimiothérapie.
- Thérapie immunitaire.
- Un vaccin
Les dernières recherches :
Deux vaccins, Gardasil et Cervarix, ont été mis au point pour prévenir les infections par papillomavirus humains et ont été autorisés au Canada en 2006. Les programmes de recherche continuent afin de découvrir des méthodes de dépistage plus efficace : un examen gynécologique à base de liquide s’avère plus prometteur qu’un frottis. Davantage d’études sont nécessaires afin de déterminer de quelle manière les tests ADN sur les papillomavirus humains peuvent être inclus aux programmes de dépistage.
LE CANCER DE L’UTÉRUS
On estime à 4 500 le nombre de nouveaux cas de cancers de l’utérus chez les Canadiennes cette année, et 790 le nombre de décès des suites de cette maladie.
Signes et symptômes :
- Secrétions ou saignements vaginaux anormaux.
- Douleurs lors des rapports sexuels.
- Douleurs pelviennes.
- Changements soudains de la vessie ou du système intestinal
- Perte de poids.
Dépistage :
Le frottis peut dans certains cas détecter les prémisses de la maladie, mais ceci ne s’applique pas dans la plupart des nouveaux cas de cancers de l’utérus. Les tests effectués lors du diagnostique comprennent notamment des ultrasons, l’endoscopie, la biopsie, ainsi que des tests sanguins.
Facteurs de risques:
- Être âgée de 50 ans et plus.
- Être d’ethnicité caucasienne.
- Les traitements à base d’hormones contenant des œstrogènes mais pas de progestérone.
- Des radiations pelviennes antérieures.
- Des règles irrégulières.
- Une ménopause tardive.
- Des règles précoces.
- Le diabète.
- La stérilité.
- L’utilisation de tamoxifène.
Traitement :
Les soins et le traitement du cancer de l’utérus sont aujourd’hui tellement personnalisés que l’on est désormais capable de mettre au point un programme de traitement sur mesure et adapté aux besoins de chaque patient. Le traitement du cancer des ovaires comprend notamment :
- L’hystérectomie (l’ablation complète de l’utérus) avec salpingo –ovariectomie (ablation des ovaires et du tube de Fallope).
- L’éviscération pelvienne.
- L’ablation des ganglions lymphatiques.
- Radiothérapie
- Traitement hormonal
- Chimiothérapie
Les dernières recherches :
L’analyse de la structure moléculaire des cellules cancéreuses ainsi que l’étude du rôle joué par le style de vie dans le développement du cancer de l’utérus permet de déterminer si un traitement hormonal s’avère dangereux ou non pour les survivantes du cancer de l’utérus. Une étude menée en Italie a démontré que certaines femmes ayant une alimentation riche en sucres et sucres complexes on davantage de chances de développer un cancer utérin.
LE CANCER DU VAGIN
Signes et symptômes :
Si vous détectez l’un des signes ou symptômes suivants, il vous faut consulter votre médecin le plus rapidement possible :
- Saignements vaginaux (après un rapport sexuel ou à la ménopause)
- Un amas vaginal anormal
- Des secrétions vaginales anormales
- Douleurs lors des rapports sexuels
- Douleurs lorsque vous urinez.
- Constipation
- Douleurs pelviennes continues
Dépistage :
Il n’existe pas de méthode de détection avancée du cancer du vagin ; certains médecins ont cependant réussi à détecter un cancer du vagin lors d’un examen gynécologique ou pelvien. Il est conseillé aux femmes d’effectuer un examen gynécologique ou pelvien au moins tous les deux ans. Il est également recommandé de commencer ces tests dès le début de l’activité sexuelle ou à 21 an au plus tard.
Si les résultats ne présentent rien d’anomal, les femmes âgées de 30 ans et plus peuvent alors effectuer ces examens à tous les deux ou trois ans. Les femmes âgées de 70 ans et plus présentant des résultats normaux lors des examens gynécologiques effectués pendant les dix dernières années et ne présentant pas de risques de cancer du vagin peuvent alors choisir d’arrêter les tests.
Facteurs de risques:
La majorité des femmes développant un cancer du vagin ne présentent pas de facteurs de risques. Il a été cependant prouvé que ces derniers augmentent légèrement les chances de souffrir de cette maladie :
- Être âgée de 60 ans et plus
- Souffrir d’une infection des papillomavirus humains continue
- Avoir été / être atteinte d’un cancer du col de l’utérus ou de la vulve
- Fumer
- Un adénome vaginal
Traitement :
Le traitement du cancer du vagin peut être administré par voie locale ou générale. Voici les principaux types de traitement :
- la chirurgie
- la radiothérapie
- la chimiothérapie
Les dernières recherches :
Des médecins ont découvert que les tissus vaginaux peuvent subir les mêmes effets que le reste de la peau du corps humain, y compris un rare type de cancer de la peau appelé mélanome malin.
LE CANCER DE LA VULVE
Signes et symptômes :
Si vous détectez l’un des signes ou symptômes suivants, il vous faut consulter votre médecin le plus rapidement possible :
- Démangeaisons persistantes de la vulve
- Changement de la couleur ou de la texture de la peau sur la vulve.
- Douleurs urinaires
- Plaie ou bouton rouge ou blanc sur la vulve
- Secrétions, rougeurs ou saignements ne correspondant pas aux menstruations.
- Hypertrophie des glandes de l’aine
- Présence d’un nouveau grain de beauté, ou grain de beauté existant dont la couleur et/ou les contours sont irréguliers.
Dépistage :
Le cancer de la vulve peut être diagnostiqué lors d’un simple examen de routine et ce, même sans la présence de symptômes.
Si votre médecin a des raisons de croire que vous souffrez d’un cancer de la vulve, voici comment ce type de cancer peut être détecté : par examen pelvien ou gynécologique, par l’intermédiaire de tests effectuées sur les papillomavirus humains, grâce à une coloscopie de la vulve et/ou une biopsie.
Facteurs de risques:
Il se peut que vous ne présentiez aucun facteur de risques mais soyez néanmoins atteint du cancer de la vulve. De la même manière, vous présentez peut-être un ou plusieurs des facteurs suivants mais ne souffrez peut-être pas de cette maladie. Les médecins n’ont jusqu’à présent pu cibler les causes du cancer de la vulve. Voici cependant quelques facteurs de risques :
- Être âgée de 50 ans et plus
- Souffrir d’une infection des papillomavirus humains continue
- Fumer
- Néoplasie intra-épithéliale de la vulve
- Lichen scierosus
- Antécédent familial de mélanomes
- Inflammations et infection chroniques de la vulve
- VIH
- Statut socio-économique modeste
Traitement :
Le type de traitement administré contre le cancer de la vulve dépend de chaque patient. La chirurgie et la radiothérapie sont les formes de traitement les plus courantes, mais la chimiothérapie est également répandue.
Les dernières recherches :
Lors de récentes recherches, des scientifiques ont fait de nouvelles découvertes sur les gènes et cellules cancéreuses de la vulve. Ils étudient actuellement les méthodes et l’efficacité d’un vaccin contre ce type de cancer.